Les membres de l'association La vague mandréenne vous souhaitent une très belle année 2024 à vous et à vos proches.
Le nouveau bulletin de janvier 2024 est en cours de distribution dans les boites aux lettres des mandréens. Vous pouvez égement le consulter en cliquant sur ce lien. Tous les mandréens sont conviés à une réunion publique participative le 23 janvier prochain, l'occasion de débattre sur les sujets d'actualité de la presqu'île et ceux à venir.
Seuls les moins jeunes s’en souviennent mais, autrefois, au siècle dernier, une célèbre marque occupait le devant de la scène avec ses célèbres « voleurs de couleurs ».
La révolution numérique est passée par là et les « voleurs de couleurs » ont dû se reconvertir ou faire valoir leurs droits à une retraite bien méritée. Tous ? Pas si sûr ! Il semblerait en effet que de cette période de fin des années 80 il en subsiste un disciple dans un petit village du Var. Oh, il ne vole pas les couleurs, il vole les idées et de ce point de vue il faut lui reconnaître un certain talent.
Au point qu’il en ferait presque un art et, indéniablement, sa marque de fabrique. Que quelques uns imaginent sauver de l’avidité des promoteurs un domaine agricole de la commune, le voilà les accusant de s’opposer au développement de cette dernière et de les vilipender avec vigueur. Mais sentant le vent de l’opinion publique villageoise et l’intérêt du conservatoire national du littoral pour le domaine, il a tôt fait de s’ériger en chevalier providentiel et d’accuser les initiateurs en sorcellerie politique. Qu’un couturier célèbre s’intéresse de très près à un autre domaine situé sur l’autre versant de la colline, voila que l’histoire se répète et qu’il renouvelle les lourdes accusations à l’encontre de ceux qui cherchent à protéger le site. Lui seul sait ce qui est bon pour la commune et il n’hésite jamais à réécrire longuement l’histoire en se réservant le rôle du preux et noble chevalier guerroyant contre les Infidèles de l’écologie…Que d’autres en viennent à proposer de disposer d’une police municipale plus étoffée, ils sont aussitôt cloués au pilori de l’inconséquence et de l’incompétence. Pour mieux le faire deux ans plus tard, mais, c’est vrai, ce n’est pas la même chose, c’est une brigade de nuit et avec un chien. Que les mêmes proposent un projet de maison de santé ! Rien que des ignares et des menteurs qui osent prétendre que la commune pourrait devenir un désert médical. Circulez, il n’y a rien à voir. Sauf qu’une nouvelle fois la population est attachée au projet auquel des professionnels de santé se consacrent avec enthousiasme. Que croyez-vous qu’il advint ? La même chose, le « voleur de couleurs » est entré en action, avec la même méthode et la même mauvaise foi. Il refait l’histoire, c’est son idée, son projet, qu’il a pensé et conçu tout seul, avant et mieux que les autres. Les autres ? Rien que toujours les mêmes jaloux et Infidèles qui ne veulent pas le bien de la commune et mentent en permanence.
On peut se rêver conquérant, s’imaginer tel un Alexandre le Grand partant à la conquête de l’Orient ou un Napoléon engageant la campagne de Russie, il est un moment où le risque est grand d’aller un pont trop loin. Il semble bien que là le pont a été franchi. Une maison de Santé ce n’est pas qu’un projet immobilier et d’aménageurs, c’est un projet de société et de professionnels de la santé. Sans eux, il n’ira nulle part cette fois-ci et il a tort de les stigmatiser. Le fera-t-il au point de faire échouer le projet juste pour accuser ceux qui ne pensent pas comme lui ? Le pire c’est qu’il en est capable.
- La première est qu’en dénonçant cet acte, le Maire a fait le choix de le lier à la réunion publique sur la Maison de Santé organisée la veille par les professionnels de santé et l’association citoyenne pour la création d’une Maison de Santé à Saint Mandrier. Or accuser sans preuve un ou des participants à cette réunion est pour nous totalement irresponsable et dès lors empêchait tout soutien public de notre part qui aurait pu cautionner cette accusation.
- La deuxième raison est qu’un récent événement a Six-Fours d’une pseudo agression antisémite qui s’est révélée fausse a montré qu’il était peu prudent de réagir sur les réseaux dans la précipitation et sans attendre les résultats de l’enquête de police, au risque d’hysteriser le débat et de devoir se dédire une fois ces résultats connus (notons, puisque le Maire nous en a accusés, qu’il ne s’agit pas pour nous de laisser croire que l’acte n’était pas réel mais que seule l’enquête permettrait de déterminer si l’auteur ou autrice participait à la réunion publique de la veille).
Dans le Mandréen d’octobre 2023, et sous la signature du maire, nous pouvons lire : « Aussi, après consultation de juristes et de spécialistes en urbanisme, j’ai décidé de retirer le permis de construire, ce qui a été annoncé au Conseil Municipal du 28 septembre ».
Pourtant ce point ne figurait pas à l’ordre du jour de ce conseil municipal et il n’a été évoqué qu’en toute fin à la suite d’une question des conseillers de La Vague (ce que confirme l’article de Var Matin du 30 septembre 2023 consacré à ce conseil et qui débute ainsi : « A en croire l’ordre du jour du conseil municipal, qui s’est tenu jeudi, la séance était vouée à se clore en un éclair. Tout juste neuf points n’appelant pas à débattre et le tour était joué. Mais c’était sans compter sur un rebondissement en fin de séance avec l’interrogation du groupe d’opposition qui se questionne sur le manque de transparence de la majorité concernant l’épineux dossier de la propriété Fliche Bergis »).
Pourquoi cette interrogation ? Parce que dans une décision du 19 juillet 2023, à la publicité plus que relative, le maire avait décidé de déposer une demande de retrait de ce permis de construire tout en indiquant que cette décision serait communiquée à l’ensemble des élus locaux en exercice et aux conseillers municipaux non encore installés. Il faut croire que les élus de La Vague ne sont pas considérés comme des élus locaux en exercice ou des conseillers municipaux non installés car ils n’ont pas été informés de cette décision qu’ils ont découverte au cœur de l’été, au hasard de la lecture du site de la mairie. Si tant est que les conseillers municipaux de la majorité en est eux même été informés.
Ainsi donc, sans la question des élus de La Vague, le conseil municipal n’aurait pas été officiellement informé du retrait du permis de construire délivré en octobre 2022 à la commune de Saint-Mandrier comme cela aurait dû être le cas.
Le fait que les élus de La Vague aient formulé le 18 septembre 2023 un recours gracieux auprès du maire contre sa décision du 19 juillet, auquel il n’a d’ailleurs pas encore répondu, constituait l’expression d’un mécontentement devant le peu de considération accordée à l’information préalable du conseil municipal sur un dossier que le maire a toujours qualifié de « projet phare ».
Mais le pire n’est jamais certain. En effet, pour commenter « l’épisode » du conseil municipal, le maire écrit sur son compte Facebook : « Mais allez chiche, j'ai proposé de retirer ma demande de retrait de permis (ndlr : la décision du 19 juillet) lorsque l'APE retirera ses recours contre le projet ». Au-delà de la galéjade et de cette proposition, effectivement exposée lors du conseil municipal, qui contrevient aux principes fondamentaux de notre démocratie, il est tout aussi choquant de découvrir, un tantinet dissimulé sur un tableau d’affichage du service de l’urbanisme, un arrêté de retrait du permis de construire en date du 25 août 2023.
Ainsi donc, sans attendre l’expiration du délai de deux mois pour formuler un recours contre sa décision du 19 juillet, le maire a acté le retrait du permis et s’est bien gardé d’en informer le conseil municipal tout en laissant le débat, si tant est que cela s’appelle un débat, se focaliser sur cette décision qui ne présentait plus d’intérêt puisqu’exécutée.
Nous avons bien compris le sort réservé à notre recours gracieux qui, malgré l’arrêté de retrait antérieur à sa date de formulation, est juridiquement valable. Nous sommes aussi parfaitement conscients que dans l’hypothèse, plus qu’improbable, où il aurait été admis la majorité du conseil municipal n’aurait pas manqué d’autoriser le maire à formuler une demande de retrait du permis. Notre intention était seulement de mettre en lumière l’absence de transparence dans la gestion de ce dossier.
Ainsi donc, nous ne ferons ni recours gracieux ni recours contentieux contre l’arrêté du retrait du permis de construire de Fliche Bergis dans la mesure où notre point de vue a pu s’exprimer lors du conseil municipal et a été relayé par voie de presse.
Nous avons toujours soutenu que nous étions favorables à une réhabilitation du site, qui est également un élément important du programme que nous avons présenté.
Nous attendons donc, comme tous les Mandréens, avec impatience la présentation du futur permis de construire et nous pouvons assurer, au regard de ce dernier épisode, que nous serons particulièrement attentifs à ce que nous ne soyons pas une nouvelle fois embarqués dans une promenade en bateau, budgétaire ou urbanistique.
Monsieur le maire ne manque pas d’humour, ou plutôt il est un merveilleux acrobate toujours capable d’essayer de retomber sur ses jambes. Sans jamais manquer, bien sûr, et surtout, d’égratigner si ce n’est d’écorcher voire de lapider ses opposants. C’est sa marque de fabrique depuis plus de 28 ans et il ne va pas changer, ses contradicteurs sont tous des ânes et des menteurs ( nous avons conservé tous les écrits et les enregistrements).
Pourtant ne serait il pas un peu comme eux ? Nous pouvons légitimement nous poser la question quand, après avoir écrit dans le Mandréen de septembre que « seuls les élus de l’opposition n’ont pas compris » qu’il fallait accepter de signer un contrat de mixité sociale avec le préfet, le maire annonce dans son édito du Mandréen d’octobre que « des sujets et des projets importants nous attendent, comme le contrat de mixité sociale… ». C’est donc que le contrat n’existe pas encore et que nous avions raison de nous étonner de l’autoriser à signer un document vide de toute indication autre que son nom et celui du préfet.
Nous pouvons encore nous poser la question quand, dans le même édito, il annonce la bonne nouvelle de l’analyse financière du comptable public faisant état de la bonne santé budgétaire de la commune. C’est exactement l’argument que nous lui avons opposé pour contester l’augmentation du taux de la taxe foncière en 2022 et réclamé une baisse de ce taux en 2023. En attendant les Mandréens auront contribué avec leurs économies à satisfaire le bilan d’autoglorification du maire.
Il n’est pas mal non plus quand, dans sa petite tribune pour justifier sa décision de retirer le permis de construire de Fliche Bergis, il ose prétendre qu’en plus des épisodes juridiques « les attaques incessantes de l’opposition et son refus de voter les budget dédiés à ces opérations » mettent à mal la poursuite du projet. Se serait-il pris pour le président Biden empêtré dans un potentiel « shutdown » ? Soyons sérieux, avec ou sans les 5 votes des conseillers de la Vague Mandréenne le projet n’ira ni plus ni moins vite. La vraie démocratie ce sera lorsque les conseillers de sa liste feront enfin preuve de clairvoyance, et de courage, en osant contester ses dictats.
De même, son droit de réponse dans le Mandréen d’octobre au mot de l’opposition de septembre, vient confirmer qu’il n’a aucun sens du second degré. En effet « passer des heures à discourir » était une litote pour illustrer le décalage entre le temps passé sur les dossiers qui n’est pas toujours en rapport avec leur importance respective. En même temps il vient, en donnant les durées des deux séances de juillet (33 et 30 minutes), confirmer nos récriminations sur le fait que le conseil municipal n’est vraiment pas un lieu de débats et d’échanges.
Enfin, dans le même droit de réponse, il avance attendre la constitution d’une SISA pour finaliser le projet de maison de santé, ce que l’opposition ignorerait. C’est gentil, mais le maire ignore que la SISA n’est pas un préalable à l’élaboration d’un projet de MSP qui peut très bien s’engager avec une association loi de 1901 de professionnels de santé (qui existe avec l’association 3SM2022) . Une SISA, qui est néanmoins en cours de constitution, étant spécifique aux modalités de fonctionnement interne de la MSP et est indispensable pour percevoir des subventions et rémunérer les membres de la SISA de leurs activités collectives. Avant de récolter il faudrait peut-être semer, le maire qui se prétend agriculteur, maraicher, vigneron et bien d’autres choses encore devrait le savoir…
Ci-dessous le communiqué de presse, lien vers la version pdf, lien vers le recours gracieux.
A Saint Mandrier, le projet phare de la mairie prend l’eau de toute part
Le Maire de Saint Mandrier, Gilles Vincent, vient de publier une décision municipale qu’il a signée en catimini le 19 juillet dernier dans laquelle il se demande à lui-même de retirer le permis de construire de la réhabilitation de la propriété Fliche Bergis qu'il avait signé fin 2022, nouvel acte rocambolesque d'un projet « phare » mené sans boussole ni éclairage par un Maire qui se croit tout permis et fait payer ses erreurs aux mandréennes et mandréens.
Depuis les premières présentations en Conseil Municipal en 2020, les élus/conseillers municipaux de la Vague mandréenne ont exprimé leur soutien au projet de réhabilitation de la propriété Fliche Bergis, trop longtemps laissée à l’abandon par la municipalité, tout en alertant le Maire et sa majorité sur le manque de clarté, les errements budgétaires et le risque d’illégalité de ce projet d’aménagement d’un conservatoire de musique et d’un centre aéré dans un espace soumis à la loi littoral qui impose de réhabiliter un bâtiment sans extension de sa surface initiale. Las, depuis 3 ans, Gilles Vincent reste sourd à ces alertes, attaque l’opposition en incompétence et poursuit sans tenir compte des risques le « projet phare » de sa mandature. Choix d’un architecte, réunions publiques de présentation du projet où toute question sur la légalité du projet est balayée, puis dépôt du permis de construire signé en octobre 2022, avec 9 mois de retard sur la date annoncée, retard justifié alors par la validation de la légalité du projet par des « autorités compétentes » …
Patatras, 9 mois plus tard, le Maire signe, sans en informer le conseil municipal pourtant réuni une semaine après, une décision de retrait du permis de construire qui, si elle était confirmée, verrait le projet de réhabilitation de la propriété Fliche Bergis renvoyée aux calendes grecques et plus de 320 000 euros déjà dépensés, soit la moitié de la hausse de la taxe foncière de 2022 partie en fumée.
Comment expliquer ce fiasco ? Bien sûr, le Maire ne manquera pas de faire porter la responsabilité à l’APE qui après lui avoir explicité dans un recours gracieux les points d’illégalité de son projet a dû suite à ses dénégations déposer un recours auprès du tribunal administratif pour qu’il statue sur la légalité du projet. Alors pourquoi n’a-t’il pas attendu la décision du tribunal, lui qui jurait la main sur le cœur que le permis était légal en tout point et conforme à la loi littoral ?
Les élus de la Vague mandréenne ont envoyé ce jour un recours gracieux au Maire pour qu’il annule sa décision de demande de retrait du permis de construire et qu’il convoque une réunion du Conseil Municipal pour expliquer aux élus pourquoi il a décidé d’annuler un permis qu'il a lui-même délivré, et annoncer aux mandréennes et mandréens pourquoi il abandonne ce projet pour lequel plus de 300 000 euros de leurs impôts ont déjà été dépensés.
A Saint Mandrier, la campagne municipale pour les prochaines élections a déjà commencé, voire ne s’est jamais arrêtée pour l’Union pour Saint-Mandrier.
Dans un article récent de Var-Matin, le Maire M. Gilles Vincent accusait La Vague de politiser l’extension des bâtiments sur l’ancienne propriété Fliche-Bergis alors qu’il en avait lui-même fait le projet politique phare de sa mandature !? Aujourd’hui la liste Union pour Saint Mandrier conduite par Gilles Vincent, distribue une lettre ouverte et organise des réunions politiques sur le sujet en instrumentalisant les enfants de la commune. Une politisation du sujet qui interroge, s’agit-il de détourner les regards des constructions surdimensionnées qui grignotent les espaces non bâtis du quartier de Pin Rolland ?
Cette lettre ouverte indique que « La municipalité a présenté ce projet au Conseil Municipal, projet sur lequel Les élus de l'opposition ne se sont pas prononcés favorablement ». Ce n’est pas faux. Ils se sont abstenus en attendant de disposer du dossier complet du projet qui ne leur avait pas été soumis en amont de la réunion du Conseil municipal. Ils ne pouvaient donc juger de sa légalité affirmée par le Maire mais qui vient pourtant d’être démentie par le tribunal administratif. De même, la lettre ouverte indique que les élus de la vague n'ont pas voté l’autorisation de programme pluriannuel de 4 791 629 € afin de Financer le projet. Vu le montant, là encore, logiquement ils se sont abstenus ayant toujours des doutes quant à la légalité du projet.
Plus grave, la lettre ouverte indique « Il est ainsi manifeste qu'une collusion existe bien entre les élus d'opposition de la Vague et le Président de l'APE pour faire barrage aux projets municipaux ». La définition du terme collusion du Larousse indique, « Entente secrète entre deux ou plusieurs personnes pour agir en fraudant les droits d'un tiers, et qui est réprimée par la loi. Toute entente secrète visant à tromper quelqu'un ».
Qui a cherché à tromper quelqu’un, qui a été réprimé par la loi ? Pour vous aider à juger de ces dénonciations calomnieuses nous vous engageons à consulter les informations concernant les différentes actions de l’APE menées depuis près de 20 ans contre l’urbanisation du site de Fliche disponibles sur le site internet de l'Association de protection de l’environnement : https://www.ape83430.fr/.
Vous pouvez également consulter notre programme présenté aux élections de 2020. La Vague Mandréenne a proposé un projet de réhabilitation des bâtiments de la propriété Fliche respectueux du site avec un conservatoire de musique au premier étage et une maison des jeunes artistes au rez-de-chaussée. A ce jour, ce projet ouvert à tous est toujours faisable pour le bonheur de nos enfants, et de toutes les générations.
Lors du dernier conseil municipal du 27 février 2023 une délibération (2023-018) a été adoptée portant sur l’actualisation du conseil local de sécurité et prévention de la délinquance (CLSPD).
La note de présentation de cette délibération précisait que « le conseil municipal avait décidé le 23 septembre 2002 de créer un CLSPD. Or, depuis un décret n°2007-1126 du 23 juillet 2007, les conditions d’exercice du CLSPD ayant été modifiées, il convient dès lors de soumettre au conseil municipal les nouvelles modalités de mise en œuvre du CLSPD dont la composition sera fixée ultérieurement par arrêté du maire et qui se réunira à l'initiative de son président en formation plénière au moins une fois par an ou de droit à la demande du préfet ou de la majorité de ses membres ».
Sans tambour, ni trompette … On dissimule l’objet dans une vague argutie juridique.
Et dire que le maire ne s’était pas privé, dans son droit de réponse de juillet 2022 à la libre expression des élus de la minorité, mais comme il l’avait déjà fait en conseil municipal, de critiquer sans modération la proposition exprimée dès 2020 par les élus de la Vague de créer un CLSPD afin de renforcer la sécurité dans la commune. Comité qui selon ses propos, parce qu’en 2020 le CLSPD n’était soi-disant pas structuré, n’aurait été qu’un nième « comité théodule » dont les bobos-écolos raffolent.
Alors là chapeau l’artiste…. Que les élus de La Vague n’aient pas su que leur proposition tombait en fait à l’eau (un peu d’humour) en 2020 parce que le comité existait déjà depuis 2002, on peut les en excuser car, comme le dit souvent le maire, ils n’étaient pas là (humour toujours). Mais, surtout, que le maire lui-même ne se souvienne pas qu’il avait lui-même déjà créé le « comité théodule, c’est ballot, et qu’en plus il avance qu’en 2020 le CLSPD n’était pas structuré alors que sa composition et son organisation ont été fixés en 2007 et n’ont pas été modifiés depuis 2015, c’est osé.
Pour se moquer, il est champion, mais quand on utilise le canon à m… il faut toujours bien verrouiller la culasse (humour encore).
Lire la suite : Le maire se prend les pieds dans son propre tapis, c'est ballot !!!
Procès-Verbal du Conseil Municipal du 19/12/2022
M. le Maire : « Je le répète : si vous souhaitez en savoir plus, il faut participer aux Commissions. Je ne fais que vous redire ce que j’ai toujours dit, et arrêtez de sourire comme une niaise Mme MONTAGNY. »
Procès-Verbal du Conseil Municipal du 27/02/2023
M. le Maire : « Entre nous, vous étiez tous là, je n’ai pas traité Mme MONTAGNY de niaise…»
Les élus de l'opposition quittent la salle en signe de protestation ...
M. le Maire : « On ne va pas passer du temps là-dessus, nous passons au vote du PV ».
Le PV du Conseil municipal du 19/12/2022 est adopté à l’unanimité.
On peut légitimement se poser la question sur la bonne foi des conseillers godillots de la majorité, assurément aux ordres du premier magistrat.
Ce lundi 27 février, premier conseil municipal de l'année 2023. La séance a débuté avec l'adoption du procès-verbal de la séance houleuse du 19 décembre 2022, voir notre libre expression de mars.
Ci-après l'intervention de M. Le Pen adressé au maire sur ce procès-verbal en début de séance:
Nous ne pouvons évidemment pas accepter le procès verbal du conseil municipal du 19 décembre en l’état, car la retranscription est insincère et il y a une procédure judiciaire en cours du fait de la plainte que vous avez déposée contre Nolwenn Montagny.
En effet, la phrase que vous prêtez à Nolwenn Montagny a été dite hors micro et n’a pas à être portée au procès verbal. D’autant que, à l’écoute de l’enregistrement, d’autres propos hors micro ont été proférés par un membre du conseil municipal contre Nolwenn Montagny où on entend clairement « coup de boule »… et des propos désobligeants que vous avez tenus micro ouvert « Vous l’aurez votre cadeau, si vous êtes sage » ne figurent pas sur le procès verbal.
Nous demandons donc que soit retirée la phrase « va te faire foutre » du procès verbal.
Le Maire a refusé de retirer la phrase litigieuse du procès-verbal et M. Le Pen a continué ainsi:
J’en profite pour vous faire part de notre indignation contre le procédé qui consiste à provoquer les membres de l’opposition municipale à chaque conseil municipal en les traitant de niaise, de menteur et autres insultes et de porter plainte contre une membre du conseil municipal qui, outrée par la somme des contre-vérités et des insultes proférées à son encontre, a un mouvement d’humeur hors micro. Ce renversement des rôles en vous faisant passer pour une victime alors que c’est vous qui provoquez les membres de l’opposition n’est pas digne de votre fonction. Sachez que ces manœuvres d’intimidation ne nous impressionnent pas et nous sommes convaincus qu’elles ne convaincront pas non plus la justice. Comme vous refusez de modifier le procès verbal du conseil municipal du 19 décembre, nous ne prendrons pas part au vote et quittons cette séance du conseil municipal en signe de protestation.
Dont acte, les élus de la vague mandréenne ont quitté la salle.
Peut-on accepter en 2022 qu’un maire puisse insulter de la sorte une élue ? Car n’en doutons pas il s’agit bien d’une insulte doublée de l’expression d’un sexisme ordinaire et non d’une simple altercation verbale cavalière (cf. le compte-rendu de Var Matin du 21/12/2022).
Car le mot « niais » est bien originellement un nom d’oiseau. Or, depuis la fin du 19e siècle, l’habitude a été prise, notamment par les politiciens soucieux de se préserver des poursuites pénales, de se dissimuler, par un doux euphémisme, derrière les noms d’oiseaux, réputés pour leur manque d’intelligence, pour injurier, insulter ou outrager ses contradicteurs. Depuis, quel que soit le dictionnaire, « niaise » est systématiquement définie comme étant l’expression de la sottise, de la bêtise, de la gaucherie, de la simplicité d’esprit. C’est donc bien une insulte qui a raisonné le 19 décembre dernier dans la salle Marc Baron.
C’est aussi l’expression d’un sexisme ordinaire qui serait encore moins excusable si l’auteur de ces propos cherchait à s’en défendre en faisant référence à la littérature française. Non, la citation d‘Alexandre Dumas fils n’est pas un compliment à l’égard des femmes. Affirmer que « la femme la plus niaise est cent fois plus rusée que l'homme le plus spirituel » c’est tout simplement prétendre que la femme est prête à tout pour parvenir à ses fins. Dans la droite ligne de ce qu’écrivait déjà peu de temps avant lui Honoré de Balzac « cette sainte femme qui, …, se mettait elle-même en capilotade et se donnait des torts, afin de se donner aux yeux du candide écrivain cette virginité que la plus niaise des femmes essaie d’offrir à tout prix à son amant ».
Autre temps, autre mœurs.
Alors évidemment, le maire ayant refusé de revenir sur son propos, notre regret c’est de n’avoir pas quitté la salle en signe de protestation et de solidarité avec notre élue outragée.
Il nous reste toujours, comme nous y a invité l’auteur du propos, de porter plainte et de saisir le procureur mais nous savons très bien que nous ne luttons pas à armes égales. C’est aussi un vrai sujet de démocratie. La justice est ouverte à tous, mais elle a un prix et un coût. C’est facile pour un maire d’attaquer ou de se défendre de n’importe quoi avec la protection fonctionnelle et l’argent du contribuable. C’est plus difficile pour une élue qui ne pourra le faire que sur ses fonds personnels avec les risques inhérents des conséquences des irrecevabilités ou des vices de procédure. A moins que le conseil municipal n’accepte de lui accorder la protection fonctionnelle, à Saint Mandrier nous pouvons toujours rêver…
Angelo Botelli, adhèrent de la première heure aux idées de la vague mandréenne nous a quitté ce 31 octobre. Toutes nos pensées vont à son épouse et à sa famille.
Entre autres belles choses, nous vous proposons de relire son intervention lors de la réunion publique de la vague mandréenne juste avant le premier tour des élections municipales de mars 2020. Avec beaucoup de poésie et d'humanité, il a su peindre notre presqu'île. Merci à toi Angelo, tu nous manqueras toujours.
Le 15 mars 2020 journée d’élections
Il y aura ceux qui espèrent une réélection
Il y aura ceux qui entreront en compétition
Dans tous les cas il y aura confrontation
Il s’agit d’élections municipales
L’enjeu pour certains est capital
Sans eux, qu’est-ce que tout irait mal
Se rassurer, le verdict n’est pas vital
La maison commune est accaparée
Pas question de la quitter
Après 25 ans sans acquitter de loyer
On croit posséder l’acte de propriété
« Monsieur le maire » ainsi il est interpelé
Cela depuis tant et tant d’années
Il y a de quoi oublier sa véritable identité
Se croire irremplaçable en vérité
Des indispensables, nombreux nous ont quittés
S’il pouvait faire la pose et méditer
De son esprit de supériorité se séparer
Cesser de vouloir tout écraser
C’est que la presqu’ile présente une particularité
La gendarmerie, la police d’état se sont retirées
A la mairie les différends ont échoué
Pas garanti qu’ils soient objectivement traités
De ces quelques lignes il en ressort une inclination
Plutôt emprunte d’un esprit de domination
Or il faut revenir à la raison sans passion
C’est d’une délégation, de la population qu’il est question
Une liste d’opposition est présentée
Des réunions de concertation ont précédé
Saluons la méthode utilisée
Et cette remarquable spécificité
Cette liste même pas encore dévoilée
Que déjà elle est attaquée
Avec les habituels procédés
S’en prendre aux individus et les flinguer
L’APE l’ennemi visé
Son président particulièrement cité
Un mixage d’insinuation embrouillée
Une particularité à condamner
Dorénavant y-a-t-il des délais à satisfaire
Ainsi qu’une déclaration à faire
A la préfecture ou au maire
Pour être candidat à une élection sans déplaire
Et de faire référence à un nouveau venu
Sans aucun respect envers ce bien venu
La démonstration d’aucune retenue
Eclairant une mentalité très mal contenue
Cet affront ne peut être admis
C’est encourager l’expression « il n’est pas d’ici »
Très utile pour les élections aussi
Réflexion vexatoire pour celui qui la subit
L’utilisation du mensonge est reprochée
Pas beau en effet de ne pas dire la vérité
Cette accusation pourrait être renvoyée
Certains pourraient peut-être en témoigner
Appeler les amis en témoignage
Procédé connu suivant l’usage
Susciter les réactions et les outrages
Plus qu’à subir les dommages
Sur tous, jeter le discrédit
Culpabiliser ils sont tous maudits
La méthode donne- t-elle du crédit
En sort-on réellement grandi
Vous avez compris qu’il s’agit d’une chasse gardée
Eviter les obstacles en tout genre pour y entrer
Heureusement il ne détient pas seul la clé
C’est la raison pour laquelle il faut agir et espérer
Malgré tout ce qui nous est reproché
Sur le terrain de la moralité
Nous sommes assez bien placés
Les coups bas devront être comptés
Le 17 février 2020