Les participants à la réunion sur l’urbanisation et l’environnement de la presqu’ile organisée le 7 février dernier par la Vague Mandréenne ont fait leur constat et exprimé leurs souhaits et propositions. Leurs conclusions et leurs propositions sont claires !

L’habitabilité : ce bien commun qui s’effrite

L’habitabilité d’une commune littorale comme Saint-Mandrier-sur-Mer, c’est bien plus qu’un simple toit sur la tête. C’est la capacité du territoire à offrir à tous, résidents permanents, familles, jeunes, seniors, un cadre de vie équilibré, durable et agréable : des infrastructures qui suivent le rythme, une qualité de l’air et de l’eau, des espaces naturels préservés, des plages vivantes et accessibles, et cette sensation unique d’être au bord de la mer sans en subir les excès touristiques.

C’est aussi la résilience face au changement climatique : un littoral qui se défend naturellement, des sols qui absorbent l’eau, une biodiversité qui reste riche.

Var Matin 19911005 Urbanisation de la presqu'ile

Tribune libre de Var-Matin du 5 octobre 1991 sous le titre « urbanisation de la presqu’ile » où le maire et son équipe de l’époque développaient la même propagande sur les logements indisponibles pour des « familles bien de chez nous » pour justifier des projets d’urbanisation…. Il y a 35 ans, il faudrait arrêter de se moquer des Mandréennes et mandréens !

Malheureusement, depuis plusieurs décennies, cette habitabilité se dégrade sous nos yeux, à un rythme accéléré des nouvelles constructions durant ce dernier mandat.

Le béton avance, la qualité de vie recule

Le nombre de résidences secondaires dépasse désormais celui des résidences principales. Chaque nouveau programme immobilier, souvent justifié par « le besoin de logements sociaux », renforce en réalité une logique spéculative : des biens occupés quelques semaines par an, qui font grimper les prix et rendent l’accès au logement de plus en plus difficile pour ceux qui vivent ici à l’année et le pourcentage de logements sociaux qui reste lui immuablement à 7%, à moins d’un tiers bien en-dessous de celui requis par la loi.

L’artificialisation des sols s’accélère. Des zones autrefois agricoles ou naturelles, comme les anciennes serres ou les terrains du Pin-Rolland, ont été classées urbanisables dans le Plan local d’urbanisme (PLU) par les élus en place depuis 30 ans, voir ce post. Le littoral côté rade est aujourd’hui presque entièrement artificialisé.

Le constat des Mandréennes et mandréens : en quelques années seulement, les espaces verts et cultivables ont fondu au profit du bitume et du béton.

Les conséquences sont concrètes :

  • Les zones communes et les infrastructures saturent. Réseaux d’assainissement et pluviaux datant des années 70, ruissellements violents lors des orages, débordements dans le port ou sur les terrains de sport… Chaque nouvelle imperméabilisation aggrave ces phénomènes.
  • La biodiversité recule. Après la quasi-totalité des terrains agricoles, les habitats naturels sont grignotés par les constructions, des espèces emblématiques menacées par la destruction de leurs milieux, terrestres comme marins.
  • Les plages se dégradent. L’érosion gagne du terrain. Les rechargements en sable répétés, s’ils donnent l’illusion d’une solution, perturbent les dynamiques naturelles, augmentent la turbidité et fragilisent les herbiers de posidonie qui protègent pourtant nos côtes

Le résultat ? Une presqu’île plus dense en période estivale, plus chaude l’été, plus vulnérable l’hiver, où la circulation devient chaotique et saturée de juin à septembre, où les eaux de baignade subissent des pollutions récurrentes depuis des années, et où le charme qui a fait la réputation de Saint-Mandrier s’émousse.

Le constat

Leur véritable bilan

Résidences secondaires

Elles dépassent désormais le nombre de résidences principales. On ne loge pas des familles, on stocke du capital vide au mieux 10 mois sur 12.

Spéculation folle

Un taux de revente atteignant 30% par an. La presqu'île devient un Monopoly géant pour agences immobilières qui se multiplient.

Réseaux saturés

Des infrastructures sanitaires vétustes et des routes qui ne peuvent plus être élargies. On construit en haut, mais les tuyaux en bas crient grâce.

Retard sanitaire

Une densification sans mise à niveau des services, préparant des décennies de crise de santé publique et de pollution.

 

Une solution existe : revoir le PLU pour sanctuariser l’essentiel

Nous ne sommes pas condamnés à ce modèle d’une urbanisation de la presqu’île jusqu’à l’absurde. Une révision ambitieuse du Plan Local d’Urbanisme peut inverser la tendance.

Il est temps de :

  • Sanctuariser définitivement les dernières zones agricoles et naturelles restantes, véritables poumons de la presqu’île.
  • Reclasser en zones agricoles ou naturelles les secteurs aujourd’hui « à urbaniser » (les fameuses zones 2AU), qui n’ont souvent d’urbanisable que le nom.
  • Prioriser la rénovation et la densification raisonnée dans les zones déjà équipées, plutôt que l’étalement.
  • Intégrer pleinement les enjeux d’érosion, de submersion et de zéro artificialisation nette, comme l’exige la loi Climat et Résilience.

Ce n’est pas un retour en arrière. C’est un choix de modernité : celui d’une commune qui protège son identité, sa résilience et son attractivité réelle, au lieu de la dilapider.

La solution : Une rupture politique avec le "tout-béton"

L’habitabilité de notre presqu’île n’est pas une variable d’ajustement pour promoteurs immobiliers. C’est notre bien commun le plus précieux. Aux prochaines élections municipales, le 15 mars, nous aurons le choix entre continuer à subir le bétonnage ou décider de protéger ce qu'il reste de notre paradis en reprenant la main sur notre avenir.

La Vague Mandréenne, une fois élue, organisera un débat serein mais exigeant sur l’habitabilité de notre commune. Parce que Saint-Mandrier mérite mieux que de devenir une banlieue dortoir de Toulon et une station balnéaire saturée l’été.

Il est encore temps de choisir la préservation.

Municipales 2026 : Avec La vague mandréenne préservons l’habitabilité de Saint-Mandrier

Mairie Fontaine

Nous vous avons écoutés, venez rencontrer votre future équipe et son programme pour franchir ensemble une étape décisive

SAMEDI 21 FÉVRIER à 17H00,

Salle Arbouses, Pin Rolland