Pour une gouvernance locale fondée sur  le respect et l’écoute

Il arrive un moment où le silence devient une faute. Aussi, si nous prenons la parole aujourd’hui, ce n’est ni par goût de la polémique ni par intérêt partisan, mais par fidélité à des principes essentiels : la démocratie locale, la dignité du débat public et le respect des citoyennes et des citoyens.

Une commune ne se gouverne pas par la peur, l’intimidation ou la disqualification systématique de celles et ceux qui expriment un désaccord. Elle se gouverne par l’écoute, l’argumentation et le respect mutuel.

Nous refusons que l’on divise la population entre les « bons » et les « mauvais », les « loyaux » et les « suspects ». Nous refusons que l’on substitue aux faits des procès d’intention, aux arguments des insinuations, au débat public des mises en cause personnelles. De telles méthode n’affermissent pas l’autorité : elles l’affaiblissent.

La liberté d’expression n’est pas un privilège accordé par le pouvoir. Elle est un droit fondamental. Le droit de questionner les décisions publiques, de demander des comptes et d’exprimer un désaccord est le socle même de la démocratie locale. L’autorité publique ne devrait jamais craindre ces droits ; elle devrait les garantir.

Nous constatons pourtant, depuis trop longtemps, un climat préoccupant : des paroles qui stigmatisent au lieu de rassembler, des oppositions caricaturées plutôt qu’écoutées, des citoyens disqualifiés lorsqu’ils ne sont pas d’accord, une confusion entretenue entre critique des décisions et attaque personnelle. Cette dérive fragilise la confiance, abîme le lien civique et détourne l’attention des véritables enjeux : la qualité de vie, l’environnement, la solidarité, la gestion responsable des ressources publiques et l’avenir de notre commune.

Aucun élu n’est au-dessus de la critique démocratique et aucun citoyen ne devrait avoir à choisir entre se taire ou être discrédité. Gouverner, ce n’est pas imposer le silence ; c’est accepter le débat, même lorsqu’il est exigeant. La fermeté n’est pas la brutalité, l’autorité n’est pas le mépris, et le leadership ne se mesure pas à la capacité de désigner des boucs émissaires.

Notre commune mérite mieux qu’un climat de suspicion et de tension permanente. Elle mérite un débat public apaisé, exigeant et respectueux, à la hauteur de l’intelligence collective de ses habitantes et de ses habitants.

C’est au regard de ces constats que La Vague Mandréenne a fait le choix de présenter une liste aux élections municipales de mars 2026. Cette décision n’est ni un coup politique ni une ambition personnelle, mais la conséquence logique d’un engagement constant pour une démocratie locale respectueuse, ouverte et participative.

Nous croyons qu’un autre climat est possible à Saint-Mandrier. Cette démarche est collective et ouverte. La Vague Mandréenne appelle les habitantes et habitants à rejoindre le mouvement, à s’engager et à contribuer à la construction d’un projet partagé.

La démocratie locale ne se délègue pas, elle se vit.

Mars 2026 sera un moment décisif.

La Vague Mandréenne est en mouvement, et elle est ouverte à toutes et à tous.