Le 16 février, Angélique Ribeiro, Responsable du service Vie de la Cité, informe les associations que « Dans le contexte électoral à venir, la parution du magazine municipal Le Mandréen du mois de mars sera reportée. En conséquence, le prochain numéro ne paraîtra qu’après les élections. »
Dans ce contexte, la vague mandréenne diffuse sans attendre le texte proposé pour l’édition de mars 2026
Maison de santé : La Vague Mandréenne vous informe
Partout en France, l’accès aux soins devient une urgence nationale : en 2024, près de 6 millions de Français n’avaient pas de médecin traitant et 87 % du territoire était classé en désert médical. Face à cette crise, l’État encourage la création de maisons de santé pluriprofessionnelles, reconnues d’intérêt général et soutenues par de nombreuses communes afin d’attirer de jeunes médecins.
À Saint-Mandrier, nous disposons encore de médecins. Mais pour combien de temps ? Plusieurs praticiens, aujourd’hui âgés de 64 à 72 ans, partiront très prochainement à la retraite. L’exemple voisin de Mar Vivo est éclairant : des centaines de patients y cherchent aujourd’hui un médecin traitant et peinent à avoir des rendez-vous dans des délais acceptables. Et pour les patients très âgés les visites à domicile deviennent quasiment impossibles.
Dès 2021, afin de prévenir une telle situation qui nous menace, des professionnels de santé de la commune, ont élaboré un projet validé par l’ARS en 2023 leur permettant de créer la structure juridique « Maison de santé pluriprofessionnelle de la presqu’île » avec des objectifs clairs :
- Organiser un exercice coordonné entre professionnels de santé ;
- Trouver, en lien avec la municipalité, des locaux adaptés à l’exercice de ces professionnels de santé afin d’attirer aussi de nouveaux médecins.
En 2026, l’organisation des soins par les professionnels est en place : logiciel commun, prise en charge des patients du lundi au samedi midi, réunions pluriprofessionnelles, programmes de prévention et ateliers pour la population.
Mais un élément essentiel manque : des locaux adaptés.
Depuis quatre ans, la municipalité n’a pas investi, considérant ce projet comme privé, alors qu’il relève clairement de l’intérêt général et de la santé publique.
La dernière proposition de la municipalité (un local provisoire de 70m2 pour 1700 euros / mois, dans l’attente de locaux définitifs) est inadaptée. D’autant que ceux proposés dans une résidence sénior avenue Marc Baron, sont hautement incertains :
- Le permis de construire accordé en septembre 2024 fait l’objet de recours.
- Dans ce contexte, l’achat du terrain par Bouygues, le constructeur potentiel, a-t-il été finalisé ? La vente par Bouygues à l’investisseur potentiel, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) a-t-elle dépassée le stade du projet ?
C’est dans ce contexte très incertain que la municipalité reproche aux professionnels de santé de ne pas signer aujourd’hui un pré bail. Mais ils seraient bien irresponsables de leur part de le faire !
En 2021, la municipalité affirmait que Saint Mandrier « n’était pas en Lozère « et qu’il n’existait aucun problème d’accès aux soins sur la commune. Cinq ans plus tard, les faits sont là : aucune solution pérenne n’a été mise en œuvre en termes de locaux, et les propositions avancées ne sont pas à la hauteur de la situation.
Le 15 mars prochain vous élirez le nouveau conseil municipal, votez pour faire entendre votre voix !
Les élus de la Vague Mandréenne : Pierre CALMET, Denis CLAVE, Philippe DÉZÉRAUD, Jean-Ronan LEPEN, Nolwenn MONTAGNY - https://lavague.info/ et

